La guerre de mon père   Mise à jour récente !


Mon père à droite

On ne peut pas bien comprendre cet article si on n’a pas connaissance d’un autre que j’ai écrit en 2019 : « Lorsque tu es né mon frère », 4 mars 2019, https://chazerans.fr/2019/03/lorsque-tu-es-ne-mon-frere/

—————-

Je suis né en Algérie en 1959 et j’ai vécu la guerre en direct mes trois premières années. Pire mon père a combattu durant cette  « guerre sans nom »1 durant 24 mois et en est revenu complètement fracassé.

Ma famille paternelle est une famille de colons. Certaines branches sont arrivées en Algérie dès tout de suite après 18302. Ma famille a donc participé à toutes les étapes de la colonisation, y compris certains membres qui étaient militaires et qui ont dû participer aux différents nettoyages ethniques et autres joyeusetés3.

Donc, mon père a participé activement à cette guerre. Affecté au 1/67e Régiment d’Artillerie à Constantine en date du 1er mars 1956. Muté au 2/67e Régiment d’Artillerie à Sidi Aïssa en date du 6 juillet 1956. Maréchal des Logis chef de pièce 105. Libéré le 6 mars 1958.

Vendredi 16 janvier 2004 après le travail en fin d’après-midi, je vais lui rendre visite, mourant mais toujours conscient, à l’hôpital Saint-Charles à Poitiers. En octobre 2003, il avait manifesté des troubles hépatiques qui avait conduit les médecins à diagnostiquer un cancer du foie métastasé.

Après un court échange de banalités d’usage, je lui ai annoncé d’un seul coup : « j’ai toujours la baïonnette de la guerre d’Algérie que tu m’avais donnée ! ». Ses yeux se sont éclairés et il m’a dit : « Ah, tu l’as encore ! ». Puis, comme s’il avait vu un fantôme, il s’est refermé sur lui-même et m’a dit : « je suis fatigué, il faut que je me repose ». Je suis resté un peu avec lui qui sommeillait, puis je suis parti.

Deux jours après, il sombrait dans le coma. Et encore deux jours plus tard, le 20 janvier, il décédait.

Mon père s’est toujours tu concernant la guerre d’Algérie et donc particulièrement sur ce qu’il y avait fait. Une seule fois il avait tenté de dire quelque chose mais il fût stoppé rapidement par ma mère. C’était lors d’un repas un dimanche à midi dans les années 80, je pense. Mon père, qui avait un peu bu, a commencé à raconter qu’il avait été blessé lors de la guerre d’Algérie. Il avait pris une balle… de foot dans le genou. Puis il a continué en racontant une embuscade qu’il avait subie avec une patrouille. D’après ce que j’ai compris, tous ses compagnons avaient été tués, et lui avait fait le mort et c’était caché toute la nuit sous leurs cadavres. Je suppose que la fameuse baïonnette venait de là. Ma mère lui a intimé l’ordre de se taire. Et nous avons fini le repas dans un silence gêné.

Qu’est-ce que j’ai regretté et je regrette encore d’avoir écouté ma mère et de ne pas avoir insisté pour que mon père finisse l’histoire qu’il avait commencé à nous raconter !

Il y eut une autre fois. Au début des années 1970, je devais avoir 10 – 12 ans, nous étions invités chez des connaissances que mon père avait rencontrées à ses réunions de la FNACA, les anciens combattants d’Algérie. Vers la fin du repas, ici aussi l’alcool aidant, cet ami a raconté sa guerre d’Algérie. Je me souviens qu’il avait évoqué une bataille dans laquelle il a raconté avec quelques détails et en semblant très satisfait de lui, avoir tué, selon ses propres mots, cinq fels4. Ça a tellement sidéré mon père que la famille a pris ses distances avec eux. Nous ne les avons plus fréquentés.

Mon père ne s’est jamais remis de sa guerre d’Algérie, développant ce qu’on appelle aujourd’hui un syndrome post traumatique sévère, qui n’a jamais été soigné. Terreurs nocturnes, cauchemars traumatiques, instabilité affective et émotionnelle, paranoïa, prise de risques inconsidérés, mises en danger, agressions…, rien ne lui fût épargné ou plutôt il ne s’est rien épargné5.

Ce fut une guerre fratricide pour lui. Né à Morris, près de Bône (Annaba aujourd’hui) en 1935, il parlait couramment arabe. Ce qui n’était pas le cas de tous les colons, loin s’en faut, mais mon grand-père parlait couramment l’arabe et mon père, l’aîné des garçons destiné à succéder à son père à la tête de l’exploitation agricole de 500 ha, aussi. Il fallait savoir commander dans leur langue aux travailleurs agricoles sur la ferme, travailleurs agricoles qui étaient AUSSI ses amis d’enfance. C’est en cela que cette guerre fût fratricide pour lui. Se sentant certainement par certains côtés plus algérien que français, il a combattu ses amis d’enfance.

Mon père a servi dans un régiment d’artillerie. Mais, d’après ma mère, comme il parlait couramment arabe, il était « prêté » à la Légion Étrangère pour leur opérations en tant qu’éclaireur-interprète.

Ce n’est qu’après sa mort et avec les révélations du général Aussarres6 que j’ai commencé à comprendre la teneur du secret de famille. Mon père avait certainement assisté voire participé à des séances de tortures, mais aussi à toutes les horreurs, tueries, assassinats, « corvées de bois », viols…

L’un de mes oncles, un frère de ma mère, a lui aussi servi durant la guerre d’Algérie. Il est décédé à la fin de l’année dernière. Et, comme mon père, et malgré mes demandes insistantes, il a longtemps refusé de me parler de sa guerre d’Algérie, qu’il considérait encore aujourd’hui comme des opérations de maintien de l’ordre. Mais, un jour, il m’en a parlé rapidement. Complètement dissocié, il m’a raconté l’une des « corvées de bois » qu’il avait faites. C’était un jeune algérien très amoché, il n’a pas expliqué pourquoi, qu’il a amené au fond des bois et qu’il a tué d’une balle.

J’ai mis presque toute une vie à le conscientiser. Je suis un « nourrisson savant » au sens de Ferenczi7.

Dès mon plus jeune âge, j’ai senti que si je voulais survivre à la folie destructrice de mes parents et de leur couple, particulièrement de mon père, il fallait que je les répare. Aussi, je suis devenu bien contre moi le mari de ma mère et le père de mon père. J’ai senti d’autre part que si je mettais mon père en colère, il était capable de me tuer et de tuer mon frère et ma mère. Cela m’a été confirmé plus tard indirectement par ma mère. Un jour que ma mère à répondu à mon père, ce devait être en 1988 et ils avaient tous les deux 53 ans, : « qu’est-ce que tu ferais si je n’étais plus là ? », mon père a répondu glacial et menaçant : « ne me dis jamais que tu me quittes ! » Pourtant moi père n’a jamais levé la main sur moi. C’était ma mère, qui était très instable émotionnellement, qui s’en chargeait, pas au point que je redoutais concernant mon père mais de façon très répétitive8.

Je suis donc addict à l’angoisse. « Lorsqu’un enfant ou un adulte vit avec un proche dangereux, il s’oublie pour prévoir les mauvais coups, tout le temps sur le qui-vive. Il développe une anticipation aux moments critiques grâce à une « identification par angoisse » à la personne dangereuse : « connaître exactement l’adversaire dangereux, suivre chacun de ses mouvements, pour pouvoir s’en protéger »9.

Ferenczi, encore lui explique le mécanisme de l’identification à l’agresseur que je ressens encore au plus profond de moi : « Last but not least : une tentative est faite pour amener à la raison le terrible tyran dont le comportement donne l’impression de l’ivresse et de la folie. Quand la Méduse, menacée de décapitation, se fait un visage effroyablement méchant, en fait elle tend un miroir à l’agresseur bestial, comme si elle disait : voilà de quoi tu as l’air. Face à l’agresseur on ne dispose d’aucune arme, toute possibilité manque pour l’instruire ou l’amener à la raison d’une autre manière. Une telle dissuasion au moyen de l’identification (tendre un miroir) peut aider au dernier moment (ta twam asi : «  tu es cela ») »10.

Cela a été heureusement contrebalancé par d’autres mécanismes dont le principal était l’injonction maternelle : «pas comme ton père». « Dès ma conception j’ai été aussi un « non-comme-notre-père ». J’ai demandé à notre mère pourquoi. Elle m’a d’abord affirmé que c’était parce que notre père était sous la coupe de son père. Donc je ne devais pas être sous la coupe de notre père. Ce qui me plaçais derechef sous la coupe de notre mère. Il faut préciser ici que notre grand-père maternel était lui sous la coupe de sa mère. Et que notre mère, me plaçant sous sa coupe, a répété avec moi ce schéma familial.

Cela est conforté par la seconde raison que notre mère m’a donnée : qu’elle ne voulait pas que je sois « séducteur comme notre père l’était ». Une seule femme devait remplir toute ma vie : elle, certes, mais la raison la plus profonde est qu’il ne fallait pas que je sois « fou » comme notre père l’était. En effet, il m’est évident aujourd’hui que suite à ses 3 années de guerre d’Algérie, il était en syndrome post-traumatique chronique. C’était un fracassé psychique qui, s’il n’avait pas rencontré notre mère, aurait fini à l’asile.

Un autre secret de famille qui a été dévoilé il y a peu de temps, apporte des précisons. La génération de notre mère et notre génération croyaient que le grand-père paternel, Léon Jean dit « Oscar », né le 6 avril 1884, était fils unique. Or, non seulement il avait eu une sœur mort-née le 25 novembre 1875, 9 mois après le mariage de ses parents – ce qui fait écho à la nature fragile et mortelle des petites filles, particulièrement les aînées, de la famille – mais il avait un frère caché de 5 ans son aîné, Léon, né le 29 avril 1879 et interné à l’âge de 34 ans à l’asile de Cadillac, le 7 juin 1913, où il est resté 26 ans, jusqu’à son décès le 10 juin 1939 d’un cancer du foie – comme notre père.

Léon était certainement lui-aussi un fracassé psychique. Son dossier médical particulièrement indigent indique qu’il était « atteint de mélancolie avec idées vagues de persécution basées sur des hallucinations de l’ouïe, émotivité, exagération de scrupules, réticences, etc. » et de « dégénérescence mentale avec débilité intellectuelle et tendance aux actes impulsifs ». Il avait « le sommeil troublé par des voix qu’il ne connaissait pas, durant surtout le temps qu’il passait au travail dans les champs ». Il n’avait pas fait « de tentative de suicide mais il disait avoir pensé sauter par la fenêtre (située à un premier étage), mais qu’il n’avait jamais voulu se faire du mal volontairement ».

Je pense que notre mère a épousé notre père pour, entre-autre, réparer le préjudice subit par Léon. En guérissant notre père, elle réussissait à faire ce que notre arrière-grand-mère Madeleine n’avait pas réussi : sauver un fou de l’asile.

Il est fort probable que Léon devait se marier avec notre arrière-grand-mère Madeleine qui s’est en fait mariée avec Oscar son frère cadet. Il y a un indice dans la fiche médicale de Léon. Il y est écrit « a essayé de se marier ». Je pense que Madeleine a eu des relations probablement très passionnelles avec Léon même après son mariage avec Oscar. C’est, je pense, ce qui les a rendus fous. Léon étant interné à l’asile et Oscar partant un an après à la guerre de 14-18 durant 4 ans et demi. Si notre grand-père Jean, né le 13 décembre 1910, 1 an après le mariage de ses parents le 9 décembre 1909, est probablement le fils d’Oscar, notre grand-oncle Pierre, né le 10 juillet 1913, juste un mois après l’internement de Léon à l’asile, pourrait être le fils de ce dernier. On imagine bien la concurrence entre les frères, l’envie, la jalousie et la violence qui devaient en résulter.

Léon / Oscar, Jean / Pierre, Jean-François / Philippe, la relation fraternelle duelle et destructrice, sautant une génération, a tenté de se transmettre jusqu’à nous. »11

Ça a assez bien fonctionné pour moi puisque j’ai survécu. L’inconvénient qui est aussi une qualité c’est que je suis devenu hypersensible, surempathique et suradapté. Et très réactif à l’angoisse qui est devenue mon appareil de mesure de mes relations avec les autres. Et aujourd’hui encore j’ai la capacité de ressentir les traumatismes inconscients et les angoisses des autres dans ce qu’il disent et font. Et de leur « tendre un miroir ».

C’est pour cela que je me sens proche, et que je comprends aussi bien les palestiniens colonisés et oppressés, que les colons oppresseurs israéliens12.

À une table ronde organisée par l’UJFP et Tsedek ! lors de la fête de L’Humanité le 14 septembre dernier, l’historienne Sophie Bessis, disait : « Je suis une juive au sens sartrien et je resterai juive tant qu’il restera un antisémite. » Moi qui ne suis ni juif ni rien, je suis existentialiste sartrien à la Sophie Bessis. Je dirais que JE SUIS au sens SARTRIEN, j’EXISTE.

Il s’ensuit que, comme mon père, les israéliens sont devenus psychopathes à cause de leurs « souffrances » », qu’ils ne sont pas nés psychopathes, ce n’est pas leur « nature ». Leur vocation n’est pas le crime. Toute mon histoire, toutes mes recherches psychogénéalogiques et philosophiques, tendent vers le même point. On ne naît pas psychopathe, on le devient. Nous n’avons pas de NATURE mais une HISTOIRE. « Lorsqu’on considère un objet fabriqué, comme par exemple un livre ou un coupe papier, cet objet a été fabriqué par un artisan qui s’est inspiré d’un concept : il s’est référé au concept de coupe-papier, et également à une technique de production préalable qui fait partie du concept, et qui est au fond une recette. Ainsi le coupe-papier est à la fois un objet qui se produit d’une certaine manière et qui, d’autre part, a une utilité définie ; et on ne peut pas supposer un homme qui produirait un coupe-papier sans savoir à quoi l’objet va servir. Nous dirons donc que pour le coupe-papier, l’essence – c’est-à-dire l’ensemble des recettes et des qualités qui permettent de le produire et de le définir – précède l’existence, et ainsi la présence, en face de moi, de tel coupe-papier ou de tel livre est déterminée. Nous avons donc là une vision technique du monde, dans laquelle on peut dire que la production précède l’existence. […] L’existentialisme athée, que je représente, […] déclare que si Dieu n’existe pas, il y a au moins un être chez qui l’existence précède l’essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept et que cet être c’est l’homme, ou comme dit Heidegger, la réalité humaine. Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. L’homme tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir. L’homme est seulement, non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut, et comme il se conçoit après l’existence, comme il se veut après cet élan vers l’existence ; l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait.

L’homme est d’abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d’être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n’existe préalablement à ce projet ; rien n’est au ciel intelligible, et l’homme sera d’abord ce qu’il aura projeté d’être. Non pas ce qu’il voudra être. Car ce que nous entendons ordinairement par vouloir, c’est une décision consciente, et qui est pour la plupart d’entre nous postérieure à ce qu’il s’est fait lui-même. Je peux vouloir adhérer à un parti, écrire un livre, me marier, tout cela n’est qu’une manifestation d’un choix plus originel, plus spontané que ce qu’on appelle volonté. Mais si vraiment l’existence précède l’essence, l’homme est responsable de ce qu’il est »13.

_______________________________________________________________

1 La Guerre sans nom, Bertrand Tavernier, France / 1992. Trente ans après, évocation de la guerre d’Algérie par des appelés, soldats et sous-officiers. Tavernier évoque sans détour la guerre d’Algérie, donne la parole à des appelés, intercale des images de l’Algérie contemporaine, injecte du réalisme dans ce voyage de la mémoire. Il fait parler les lieux, et, surtout, n’oublie pas les femmes. Un film-catharsis, nécessaire.
https://www.cinematheque.fr/film/57281.html

2 Par exemple la branche Jean BAUDIER et Catherine VAUCHER qui embarquèrent à Toulon pour Alger sur la gabarre « La Fortune  » accompagnés de leurs cinq enfants le 5 décembre 1834. Jean BAUDIER né le 30 avril 1785 à Chissey-sur-Loue, 39149, Jura, Franche-Comté, France et décédé le 28 février 1850 à Ouled Fayet Algérie, à l’âge de 64 ans. Cultivateur. Fils d’Anatoile BAUDIER 1751-1805 & Begnine CHAZERANS 1746-1805.
Marié le 24 février 1813 à Chissey-sur-Loue, 39149, Jura, Franche-Comté, France, avec Catherine VAUCHER née le 6 mars 1786 à Villers-Farlay, 39569, Jura, Franche-Comté, France et décédée le 12 juillet 1844 à Ouled Fayet Algérie, à l’âge de 58 ans. Fille de Jacques VAUCHER 1750-1803 & Marie Alexandrine MOURET MAILLARD 1757-1803. 7 enfants, 6 garçons et 1 fille.

3 Voir l’œuvre magistrale d’Alain Ruscio, La première guerre d’Algérie – Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852, La Découverte, 2024

4 « Le terme fellaga (فلاقة), pluriel de fellag (فلاق), désigne traditionnellement au Maghreb un « bandit de grand chemin ». Il correspond au mot de l’arabe littéral signifiant « pourfendeur » » ou « casseur de têtes ».
Le mot, qui a un sens péjoratif en arabe, désigne plus précisément, dans le contexte de la guerre d’Algérie des bandes armées qui incluent le plus souvent des partisans armés de l’indépendance de l’Algérie, y compris des combattants armés liés au FLN ou des membres armés de l’ALN ou du MNA.
Le mot était également remplacé, dans l’argot militaire ou colonial, par celui de fellouze, ou abrégé en fell ou fel » https://fr.wikipedia.org/wiki/Fellaga

5 Voir, après les notes à la fin de l’article, le texte de Louis Crocq, Les traumatismes psychiques de guerre, Odile Jacob, 1999, pp. 142-144.

6 Voir par exemple : « Paul Aussaresses en 2000 : « Je n’éprouve pas de remord pour la torture en Algérie » », Par la rédaction de l’INA – Publié le 03.03.2021 – Mis à jour le 10.12.2021. « Emmanuel Macron a reconnu le 3 mars 2021 que l’avocat algérien Ali Boumendjel avait été torturé et assassiné par l’armée française en mars 1957. En 2000, le général Aussaresses avouait la pratique de la torture en Algérie au cours d’une interview télévisée historique ». https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/paul-aussaresses-en-2000-je-n-eprouve-pas-de-remord-pour-la-torture-en-algerie
Voir aussi : « Massu, Aussaresses, Le Pen : quand « Le Monde » réveillait les mémoires sur la guerre d’Algérie », Par Florence Beaugé, Publié le 26 janvier 2021 à 19h00, modifié le 27 janvier 2021 à 07h25. « La reporter Florence Beaugé revient sur plusieurs années d’enquêtes, publiées dès 2000, et largement citées dans le récent rapport de Benjamin Stora ». https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/26/massu-aussaresses-le-pen-quand-le-monde-reveillait-les-memoires-sur-la-guerre-d-algerie_6067687_3212.html
Contrairement à Aussaresses, Massu a exprimé ses regrets pour la torture en Algérie » : « « La torture faisait partie d’une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses différemment », Jacques Massu, général du cadre de réserve, exprime ses regrets pour la torture en Algérie », Propos recueillis par Florence Beaugé, Publié le 22 juin 2000 à 14h44, modifié le 24 septembre 2019 à 17h13. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2000/06/22/la-torture-faisait-partie-d-une-certaine-ambiance-on-aurait-pu-faire-les-choses-differemment_1671161_3212.html
Voir encore : Raphaëlle Branche, « Papa qu’as-tu fait en Algérie ? » – Enquête sur un silence familial, La Découverte, 2020.

7 Voir « Le rêve du nourrisson savant » dans Confusion de langue entre les adultes et les enfants, Petite Bibliothèque Payot, 2004.

8 On ne peut pas bien comprendre cet article si on n’a pas connaissance d’un autre que j’ai écrit en 2019 : « Lorsque tu es né mon frère », 4 mars 2019, « Lorsque tu es né mon frère, cela a été pour moi une très grande déchirure. A partir du jour de ma naissance et durant deux ans et demi, j’ai vécu une relation extrêmement fusionnelle avec notre mère. Elle ne pouvait pas me quitter du regard plus de quelques instants. Ce […] », https://chazerans.fr/2019/03/lorsque-tu-es-ne-mon-frere/

9 Saverio Tomasella, Renaître après un traumatisme, Le livre de Poche, p. 152.

10 Sandor Ferenszi, Le traumatisme, PBP, p. 140.

11 « Lorsque tu es né mon frère », 4 mars 2019, https://chazerans.fr/2019/03/lorsque-tu-es-ne-mon-frere/

12 « Chroniques sur la question palestinienne (3) Les soldats israéliens, bourreaux ET victimes ? » Jean-François CHAZERANS, 23 août 2025. https://chazerans.fr/2025/08/chroniques-sur-la-question-palestinienne-3/

13 Sartre, L’existentialisme est un humanisme [1946], Nagel, 1970, pp. 17-24.

 

Laissez un commentaire